ROYAUME UNI

Scène locale

Le Royaume-Uni, et notamment Londres, a depuis toujours été perçu comme l’un des pays précurseurs pour l’art contemporain. Fort d’une politique culturelle gouvernementale à la fois libérale et porteuse de la notion de « démocratisation » de l’art, le Royaume-Uni est encore aujourd’hui, et ce malgré un contexte défavorable en raison de la crise financière, un pays incontournable dans ce domaine qui a su mettre sa richesse artistique à la portée de tous. C’est également une plate-forme de référence et de qualité reconnue dans le monde entier.

Au Royaume-Uni, le terme de « scène » a toute son importance, du groupe de Bloomsbury, en passant par les mouvements punk, pop jusqu’à celui des Young British Artists, le pays a vu défiler de nombreuses scènes artistiques. A partir de 1992, va émerger l’un des mouvements artistiques les plus importants, celui des Young British Artists ou YBA parmi lesquels on peut citer de très nombreux artistes de renommée internationale, Angela Bulloch, Jake and Dinos Chapman, Tracey Emin, Damien Hirst, Sarah Lucas, Sam Taylor-Wood, Gavin Turk, Gillian Wearing, Rachel Whiteread. Ces artistes issus pour la plupart du Goldmiths College seront très fortement soutenus par le riche publicitaire et collectionneur Charles Saatchi et créèrent plusieurs fois la controverse notamment avec l’exposition « Sensation » présentée à la Royal Academy en 1997. En effet, souvent polémiques voire « trash », ces artistes touchent dans leurs œuvres à des sujets délicats, exposant leur vie privée ou utilisant de nouveaux matériaux, l’exemple le plus frappant étant les animaux placés dans le formol de Damien Hirst.

Ce mouvement artistique, même s’il est critiqué de nos jours, a certainement permis au grand public britannique, au vu de son retentissement médiatique important, de se familiariser avec le monde de l’art contemporain beaucoup plus tôt que le public français, encore très frileux quand il s’agit de visiter des expositions d’art contemporain.

La scène artistique britannique est indéniablement extrêmement dynamique avec des « stars » comme Damien Hirst, Steve McQueen, Anish Kapoor, Liam Gillick, Sam Taylor-Wood ou Douglas Gordon.

Une nouvelle scène plus conceptuelle et moins spectaculaire a émergé vers la fin des années 90, permettant à des artistes comme Jonathan Monk, Martin Creed, Cerith Wyn Evans ou Ryan Gander d’atteindre une grande notoriété.

Il existe également une scène écossaise reconnue, qui a pu émerger grâce notamment à l’action remarquable d’une galerie privée implantée à Glasgow, The Modern Institute. Elle a permis l’éclosion d’une véritable scène avec parmi ses représentants les plus connus Martin Boyce, Jeremy Deller, Jim Lambie, Toby Paterson, Eva Rothschild ou Simon Starling. Dès 1998, la galerie présentait ses artistes dans la prestigieuse galerie londonienne Sadie Coles, et entreprenait également des projets de résidences ou d’expositions à l’étranger, à Paris, Berlin, Stockholm ou Melbourne.

Arts numériques

Londres dispose d’un des festivals les plus importants dans ce domaine, le festival onedotzero qui a lieu tous les ans au BFI (British Film Institute). Ce festival de renommée internationale a été conçu dans les années 90. Depuis 2001, il a créé un label DVD offrant une compilation des dernières créations les plus innovantes en matière d’image en mouvement. Le festival tourne également dans plus de 15 villes au Royaume-Uni et dans de nombreuses villes dans le monde : Paris, Berlin, Tokyo ou Sydney. Le festival peut également concevoir des expositions. Il est soutenu par le Arts Council et le UK film Council.

A noter également, le Love Bytes International Festival of Digital Art à Sheffield ou le Neon Digital Arts festival à Dundee en Ecosse.

Design

La Grande-Bretagne s’est historiquement illustrée dans le domaine du design depuis le début du XXe siècle grâce à ses industries lourdes et innovantes qui ont donné naissance à des pièces cultes, de la Mini Cooper de 1959 à la lampe de bureau Anglepoise en passant plus récemment par l’aspirateur Dyson. Priorité nationale, le design a toujours été au cœur des politiques de promotion du Royaume-Uni qui a compensé son déclin industriel par la formation des meilleurs designers, au nombre desquels Jasper Morrison, Ron Arad ou Ross Lovegrove.

Ces dernières années, la Grande-Bretagne est redevenue la place forte du design international. Elle le doit notamment à la fondation de l’éditeur Established & Sons, dont les investissements colossaux et la créativité ont permis l’éclosion de toute une nouvelle génération de designers britanniques : Terence Woodgate, John Barnard, BarberOsgerby…

Le Royaume-Uni doit également sa place privilégiée à un contexte économique international favorable et à une ouverture du marché de l’art au design qui a donné naissance – ou accentué la montée en puissance – de galeries qui font aujourd’hui la pluie et le beau temps sur le marché du « design-art » comme David Gill ou Carpenter’s workshop (cette dernière galerie étant tenue par deux Français Loic Le Gaillard et Julien Lombrail).

Le Design Museum, le Victoria & Albert Museum, la Somerset House ou le Barbican Centre présentent régulièrement des expositions de design, mettant souvent en avant le design national.

Depuis 2008, le Design Museum propose les Brit Insurance Designs of the year (sponsorisé par Brit Insurance), une compétition internationale dans 6 domaines : architecture, mode, mobilier, graphisme, interactivité, produits et transport. Une exposition présente chaque année une centaine de projets conçus par les candidats présélectionnés dans chacun de ces domaines.

On note également une promotion institutionnelle, médiatique, commerciale et culturelle forte, initiée par le London Design Festival depuis 2003. Il célèbre chaque année, en septembre, la gloire du design anglais à travers des dizaines d’événements de grande ampleur dans la capitale.

D’autre part, le Design Museum et le Victoria & Albert Museum, défendent fortement la création britannique en matière de design et de mode.

Mode

Dans les années 60, la scène artistique vibrante de Londres dispose de créateurs renommés qui lancent des modes, ainsi la célèbre mini-jupe créée par Mary Quant ou Zandra Rhodes qui est d’ailleurs à l’origine de l’ouverture du Fashion and Textile Museum de Londres ou encore Paul Smith et Vivienne Westwood, très proche quant à elle du mouvement punk. Mais c’est dans les années 1990, que la création britannique prend ses lettres de noblesse, au moment où de nombreux créateurs issus pour la plupart de la formation très sérieuse de la Central St Martins, se retrouvent à la tête de grandes maisons de mode parisiennes : ainsi de John Galliano chez Dior, Alexander McQueen chez Givenchy, Stella Mc Cartney puis Phoebe Philo chez Chloé.

La scène artistique londonienne en matière de mode est, de nos jours, extraordinairement riche et variée et l’on peut assister régulièrement à l’éclosion de nouveaux créateurs au travail remarquable, tels Luella Bartley, Richard Nicoll, Christopher Kane ou Louise Goldin qui défilent à la Fashion week de Londres.

Ces créateurs britanniques sont également fortement défendus par les institutions muséales et notamment par le Design Museum qui a proposé ces dernières années des expositions de Paul Smith, Matthew Williamson et Hussein Chalayan.

De manière générale, leur mode héritière de Vivienne Westwood peut être très spectaculaire voire exubérante, à la différence d’une création française peut-être plus retenue et classique, ainsi du jeune prodige Gareth Pugh qui a reçu en 2008 le Grand Prix International de l’Association Nationale pour le développement des arts de la mode, ANDAM.

Le Royaume-Uni dispose également de bon nombre d’institutions entièrement financées par des particuliers ou des entreprises privées comme Bloomberg Space, Parasol Unit (fondé par Ziba Ardalan de Weck), la Louise T Blouin Foundation ou l’espace 176, installée dans une ancienne église achetée par les grands collectionneurs Poju et Anita Zabludowicz.

Le premier collectionneur à avoir ouvert un espace d’exposition dans Londres dès 1985 pour exposer sa collection est le publicitaire Charles Saatchi. Bien que vivement critiqué (on lui reproche notamment d’avoir fait artificiellement grimper la cote de ses artistes), il est l’un des collectionneurs les plus importants au monde et a contribué, dans les années 90, à faire de cette ville l’une des places majeures pour le marché de l’art.

En 2008, il a ouvert un nouvel espace de 6 500m2 dans le quartier de Chelsea et lancé un site internet saatchigallery.com qui se propose de mettre en relation sans intermédiaire artistes et collectionneurs et qui, à ce jour, a vu plus de 56 millions de pages consultés. Il lance également en partenariat avec la BBC une émission de télévision, sorte de « Star Ac » pour jeunes artistes. Le gagnant verra ses œuvres exposées à la Saatchi Gallery.

Le collectionneur David Roberts possède également un espace d’exposition dans le quartier de Fitzrovia et devait ouvrir prochainement sa fondation dans le quartier de Camden. Il semblerait cependant qu’en raison des difficultés économiques, le projet soit réduit. La fondation est dirigée par un Français, Vincent Honoré.

Existant depuis 100 ans, The Contemporary Art Society est une charity (financée en partie par le Arts Council) qui permet d’acheter des œuvres d’art contemporain afin de les proposer à ses musées membres (principalement tous en région). Elle propose également des abonnements annuels pour collectionneurs et amateurs d’art et leur propose des visites ou des colloques sur le sujet.

 

En 2006, a eu lieu la saison française d’art contemporain "Paris Calling Visual Arts". Elle a été préparée, pendant deux ans en amont, par un comité d’experts français et britanniques afin de favoriser les collaborations entre les deux pays. Des voyages de recherche ont été organisés pour que les professionnels britanniques désireux de participer à cette saison puissent faire en toute liberté leur choix parmi les créations françaises.

En 2007, depuis la fin de l’opération, 25 expositions d’artistes français ou résidant en France ont eu lieu à Londres, aussi bien de jeunes artistes que des artistes plus confirmés, dans des structures de toutes tailles, privées ou publiques, ayant participé à Paris Calling ou non. Rappelons que ce chiffre était proche de zéro à cette même date en 2005. A en croire le retentissement de Paris Calling dans les milieux londoniens, la corrélation entre l’événement et le nombre d’expositions françaises qui ont eu lieu depuis, l’objectif principal de cette opération, donner une meilleure image du milieu de l’art français a été atteint.

Ce chiffre de 25 expositions d’artistes contemporains par an reste plus ou moins le même, il a été d’une vingtaine en 2008 et 2009 (dont 2009 Annette Messager à la Hayward Gallery et Sophie Calle à la Whitechapel) et devrait également se renouveler en 2010.

La création d’un fonds franco-britannique pour l’art contemporain intitulé Fluxus en 2010 a permis de mettre en place des actions croisées et ciblées sur la jeune création, pour le soutien de la scène française mais aussi britannique. Ce fonds bénéficiant d’un apport du budget de l’Ambassade et de l’Institut français mais aussi d’apports privés par des collectionneurs d’art contemporain soutient également des résidences ou des recherches de commissaires d’exposition, français au Royaume-Uni et britanniques en France. Ces soutiens apportés aux commissaires d’exposition, acteurs essentiels du monde de l’art contemporain, ont été en effet trop rares jusqu’à présent ; ils sont pourtant essentiels car ils permettent aux artistes de se faire mieux connaître notamment au niveau international. La création du fonds a permis également d’étendre le rayonnement de notre scène artistique nationale avec l’organisation de visites d’atelier, de discussions et conférences à destination des collectionneurs soutenant Fluxus et ainsi de créer un véritable réseau d’influence. En 2011, Fluxus a soutenu 13 projets, en France et en Grande-Bretagne, et notamment deux résidences de curators.

 

Rédacteur :Caroline Ferreira, attachée culturelle

Contact : French Embassy 23 Cromwell Road London SW7 2EL, United Kingdom

Tél : 00 44 207 073 13 14

caroline.ferreira@diplomatie.gouv.fr

Echanges internationaux

Les artistes cités dans "Scène locale" sont représentés par de nombreuses galeries au Royaume-Uni mais aussi internationalement et sont bien sûr régulièrement invités dans les biennales ou expositions internationales.

En octobre 2009, pour l’ouverture de la foire d’art contemporain Frieze, la Whitechapel Gallery a consacré une exposition rétrospective importante à Sophie Calle. En 2010, Céleste Boursier-Mougenot a été présenté, avec un énorme succès, dans l’espace du Curve au Barbican. L’artiste Tatiana trouvé a également été présenté à la South London Gallery. Philippe Parreno a également bénéficié d’une exposition personnelle à la prestigieuse Serpentine Gallery.

Aides publiques et financements privés

Secteur public :

Le gouvernement a instauré dès les années 90, un système fiscal nommé Gift Aid qui permet à des particuliers ou des entreprises de défiscaliser leurs dons. Le système britannique des grands musées ou centres d’art permet à des particuliers, généralement artistes, critiques d’art ou collectionneurs de devenir « patrons » de ces lieux. Ils permettent alors de développer un réseau d’influences et de soutien ainsi que de développer les systèmes de donations pour le lieu ou des projets particuliers.

Tant sur un plan public que privé, le pays regorge d’un fort maillage de musées et galeries, prônant l’accès à tous.

Cette volonté, inscrite dans l’histoire du Royaume-Uni, s’est notamment démarquée des autres pays en décembre 2001 lors de l’introduction de la mesure de gratuité des musées. 2007, marquant ainsi la sixième année d’adoption de la mesure, fût une année record en termes de fréquentation selon le DCMS, Department for Culture Media and Sports (homologue britannique de notre Ministère de la Culture) qui a enregistré une augmentation de 37 millions de visiteurs, musées et galeries confondus. Le Victoria and Albert Museum a notamment vu ses entrées monter en flèche, avec une augmentation de 151% depuis l’intronisation de la mesure.

Toujours dans une volonté d’inscrire l’art de ses contemporains au cœur de la société et de le rendre accessible au plus grand nombre, le Arts Council England (ACE, Agence nationale pour le développement des arts) a, en 2004, mis en place le programme « Own Art », permettant l’acquisition d’œuvres d’art et d’artisanat allant de 100 à 2 000 livres sterling via un système de remboursement en 10 mensualités à taux 0. Le 16 avril dernier, le ACE célébrait les 5 ans du programme se prévalant d’un succès retentissant, la vente de ses prêts atteignant les 10,5 millions de livres sterling. Les chiffres révélés attestent l’efficacité du programme, qui en l’espace de cinq années, en plus de démocratiser l’idée même de collectionner, a insufflé un réel coup de fouet aux galeries et artistes adhérents au projet. Cette démarche novatrice a d’ores et déjà généré plus de 6.5 millions de livres sterling de revenus pour les artistes et 12 500 prêts. Iwona Blazwick, directrice de la Whitechapel Gallery (récemment rénovée), témoigne du succès de Own Art : « L’initiative de Own Art est un moyen simple et efficace de permettre aux gens de commencer leur propre collection d’art ». Il est également précisé que plus du quart des ventes (26.5%) ont été faites à de nouveaux acheteurs d’art contemporain.

A l’inverse de la France, qui reste frileuse sur la question du marché de l’art, le Royaume-Uni a quant à lui adopté des mesures ambitieuses, s’adressant à toutes les strates de la société et stimulant ainsi tous les niveaux d’un marché en pleine effervescence. La création du droit de suite en 1920 en France marque ainsi la scission de l’application du droit d’auteur dans les deux pays. Crée pour réguler le marché de l’art, le droit de suite est un droit de propriété intellectuelle, un droit patrimonial qui permet à l’artiste ou à ses héritiers de percevoir un pourcentage du prix de l’œuvre lors de la revente de celle-ci par un professionnel du marché de l’art tels que les sociétés de ventes, les galeries ou autres marchands d’art. Ce droit a aussi été créé dans un but social afin de permettre aux artistes et à leur ayant-droit de partager avec les vendeurs le profit économique que ceux-ci tirent de l’augmentation en valeur de leurs œuvres. Dans un souci d’harmonisation, ce droit a fait l’objet de plusieurs réformes et directives européennes depuis sa création, et notamment en 1957. Il demeure cependant un droit facultatif et non obligatoire, résultant en une faible adoption de son application par les états membres de l’UE ; les pays leaders du marché de l’art, et notamment le Royaume-Uni, craignant ainsi un déplacement des ventes vers les États-Unis ou la Suisse, non assujettis à ce droit. La Commission Européenne travaille toujours dans le dessein de faire adopter ce droit par tous les états membres, ce qui pourrait, au Royaume-Uni advenir dès 2010.

Les collections publiques : la collection du British Council Depuis plus de 60 ans, le British Council collectionne des œuvres d’art et de design afin de promouvoir à l’étranger la scène artistique britannique.

La collection a débuté à la fin des années 30 et compte de nos jours environ 8000 œuvres d’art (ce nombre est bien inférieur à celui des collections publiques françaises avoisinant les 55 000 œuvres en comptabilisant les acquisitions du FNAC et des 22 FRAC). Les œuvres de la collection permettent au département des arts visuels (dirigé par Andrea Rose) de concevoir des expositions itinérantes, monographies ou expositions de groupe, mais elles peuvent également être prêtées à des institutions pour leurs propres expositions.

Depuis la réouverture en 2009 suite à des travaux de la Whitechapel Gallery, le British Council dispose d’une salle dans le bâtiment agrandi afin de pouvoir présenter une (petite) partie de sa collection.

Le British Council est également responsable depuis 1938 de la sélection de l’artiste représentant la Grande-Bretagne à la Biennale de Venise.

Secteur privé :

Le Royaume-Uni dispose également de bon nombre d’institutions entièrement financées par des particuliers ou des entreprises privées.

Programmes de résidences

Il n’y a pas de structures équivalentes à la Cité des Arts ou au Couvent des Récollets à Paris. Seuls quelques lieux comme Gasworks ou Studio Voltaire accueillent des artistes à Londres mais à une échelle beaucoup moins importante que Paris.

Certains musées ou centres d’art en province, comme la Tate St-Yves ou le Baltic Centre accueillent des artistes en résidence mais là encore ce sont des programmes modestes, en termes de quantité d’artistes accueillis.

On trouve néanmoins les programmes suivants :

Gasworks residency programme

Ce programme a débuté en 1994, organisé par le Triangle Arts Trust. Il offre à des artistes la possibilité de travailler à Londres sur une période de 3 mois maximum. Gasworks est situé dans le quartier de Vauxhall, dans le sud de Londres. Il comprend une galerie d’exposition et 13 ateliers, sur lesquels 3 seulement sont dédiés au programme de résidence internationale (les autres sont loués à des artistes londoniens). Gasworks a travaillé avec plus de 160 artistes, parmi lesquels Subodh Gupta, Pedro Reyes, Wilfriedo Prieto ou Mario Garcia Torres. Ces artistes sont originaires de plus de 50 pays à travers le monde. Les 3 principaux axes stratégiques pour le programme sont :

• l’échange : le programme permet aux artistes en résidence de rencontrer des artistes basés à Londres et de collaborer avec eux,

• l’éducation : les artistes en résidence doivent mener des workshops, ou donner des conférences pour le public de Gasworks ou pour des écoles d’art,

• toutes les résidences culminent avec quatre jours « Open Studio » où les artistes peuvent montrer leur travail.

Gasworks dispose d’un comité artistique qui sélectionne les candidats. Les artistes en milieu de carrière et qui n’ont jamais travaillé à Londres auparavant sont prioritaires.

Studio Voltaire

Fondée en 1994, cette association loue 40 ateliers pour un loyer modeste, étant précisé que ces ateliers ne sont que des ateliers de travail ; le logement n’est pas fourni. Leur objectif est de développer un univers critique qui permette de soutenir les artistes et leur offre la possibilité de développer de nouvelles pratiques. Studio Voltaire collabore avec des institutions afin de financer son programme de résidences internationales. En 2010, ils collaborent avec le département des affaires culturelles du Sénat de Berlin et la Whitechapel Gallery pour une résidence pour un artiste allemand pendant 10 mois, le Royal College of Art et la charity Outset pour permettre à un jeune diplômé d’obtenir un atelier pendant un an, et le New Work Scotland programme pour offrir une résidence à un artiste écossais pendant 6 semaines. Les artistes étrangers doivent déposer un dossier de candidature via ces différents organismes.

Delfina Foundation

Etabli comme charity en 1988, c’est l’un des plus grands programmes de résidence au Royaume-Uni qui accueille des artistes de toutes disciplines. La fondation Delfina possède 30 ateliers dont 12 sont réservés pour les Delfina Awards. La fondation développe notamment un axe fort d’échange entre le Royaume-Uni et les pays du Moyen-Orient et d’Afrique du Nord. Elle procède soit à des appels à projet, soit à des invitations directement lancées aux artistes. La fondation a collaboré avec différents partenaires comme la Frieze Art Fair pour son prix Cartier qui inclut une résidence de 3 mois aux Delfina Studios, la Kunsthalle de Wien qui offre une exposition dans ses locaux ainsi qu’une résidence à Londres à un jeune diplômé, avec le Sénat de Berlin ou encore avec Visiting Arts qui offre une résidence à des artistes originaires de pays peu représentés au Royaume-Uni comme le Vietnam ou la Palestine. La fondation peut aussi collaborer avec des centres d’art londoniens comme le Camden Arts Centre ou la South London Gallery pour fournir un logement et un atelier sur des périodes de temps courtes.

Acme Studio

Fondée en 1972 dans d’anciennes usines à l’est de Londres, cette institution dispose de plus de 400 ateliers (sans logement) dont la plupart sont loués à un prix très raisonnable (autour de £10 le m2 soit environ £196 par mois pour un atelier de 23m2). Les ateliers sont répartis dans plusieurs quartiers de Londres plutôt à l’est du centre ville. Acme Studio développe également un programme de résidence pour 22 artistes par an (dans différentes disciplines : arts visuels, commissariat d’exposition, musique, design, architecture, littérature…) mais ne peuvent postuler que les artistes qui le font à travers une organisation internationale partenaire : Australia Council for the Arts, Conseil des Arts et Lettres du Québec, Calouste Gulbenkian Foundation, etc.

En dehors de Londres :

Spike Island, Bristol

Spike Island possède 70 ateliers pour artistes basés à Bristol et deux ateliers internationaux dans le cadre de son programme de résidence. Le programme de résidence est une nouvelle fois réalisé en partenariat avec des institutions comme le Arts Council, le Charles Wallace Indian Trust, la Gulbenkian Foundation ou le centre d’art Platform à Istanbul. Les séjours sont en général de 3 mois, le voyage et le séjour sont pris en charge. Une assistance technique est également fournit.

Cove Park, Ecosse

Fondé en 1999 par deux particuliers, Eileen et Peter Jacobs. Offre des résidences pour des artistes visuels, mais aussi des musiciens, chorégraphes ou écrivains. Résidence qui fonctionne sur invitation.

Tate St Ives

Le programme a débuté en 2003, il prend en charge un atelier, des per diem pour le logement, les coûts pour les matériaux de production et un soutien curatorial. Chaque résidence se termine par une exposition. La sélection se fait sur dossier mais à ce jour le programme est suspendu.

Lieux

Mis à jour le 3 Juillet 2012
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