Nuit de l’esthétique

Voir la fiche GRÈCE
Année :
Fonds culturel franco-allemand 2017
Disciplines :
Débats d’idées

Institut Français de Grèce | Goethe-Institut Athen

19 Mai 2017 - 20 Mai 2017

Après avoir traité du Logos, du Bios et de l’Éthique, le Goethe-Institut et l’Institut français de Grèce proposent de nouveaux dispositifs artistiques sur la thématique de l’Esthétique.
Cette nuit se placera entre la théorie et la création artistique, entre deux instituts (Institut français, Goethe Institut) mais aussi et surtout entre l’institution et son dehors : l’espace urbain de cet « entre-quartiers » de la ville d’Athènes. Sa dramaturgie est confiée au collectif Kompost, et tout particulièrement dessinée par la philosophe et dramaturge Camille Louis qui, plutôt que d’organiser une soirée « sur l’esthétique », crée une « nuit esthétique ».
Sont invités à participer plus de 60 personnes venant de France, d’Allemagne et de Grèce : philosophes, artistes, historiens de l’art, sociologues, étudiants...


Le programme de la Nuit

18h - 18h45 : Concert introductif de la chorale de la mairie d’Athènes (80, rue Solonos).

19h - 19h30 : Projection introductive de la Nuit. Diffusée en simultané dans les deux Auditoriums du Goethe-Institut et de l’Institut français.

Traduction simultanée en grec, allemand et français.

Puisque la Nuit entière est organisée selon ce principe d’égalité des langages artistiques et théoriques à partir duquel le « discours » n’est plus considéré comme le seul mode d’expression, l’ouverture de la Nuit se déclinera elle-même dans un langage hybride, entre gestes et paroles, entre images et concepts et entre les langues des pays impliqués : français, allemand, grec. 
Cette projection présentera les grands enjeux problématiques et polémiques de cette nuit esthétique, et elle exposera en même temps le « mode d’emploi » et la cartographie de la soirée qui s’étend entre les deux instituts et entre différentes salles et zones au sein de chacun des deux tout comme dans l’espace qui les sépare et les relie : l’espace urbain.

Dès 19h00 : 
Ouverture de l’espace d’exposition d’éditeurs indépendants - Premier étage, Bâtiment B de l’Institut français.
Ouverture de l’espace librairie - Foyer du Goethe-Institut.

19h45 : Lancement des différents modules, en simultané et selon le principe esthétique de « symétrie - variation » entre les deux instituts. (Pour les descriptions longues et les biographies des intervenants, voir le dossier complet en ligne.)

 

Les expérimentations collectives situées.

•    19h45 - 23h : « Résistance de l’esthétique // esthétique de la résistance ».
Projection, conférence performative et conversations.
Auditorium de l’Institut français.

Traduction simultanée en grec, allemand et français.
Ce module commencera par la projection de deux épisodes du film-projet Les Impatients d’Aliocha Imhoff & Kantuta Quirós, fondateurs de la plateforme curatoriale le peuple qui manque . Il se poursuivra par une série d’interventions, introduite par les deux auteurs et alternant conférence performative, conversations avec le public, « retours critiques et déploiements ». Avec la participation des philosophes Marie-José Mondzain et Juliane Rebentisch, du metteur en scène Prodromos Tsinikoris et du philosophe Laurent de Sutter, de la philosophe Maria Kakogianni et de la dramaturge Camille Louis. 
23h30 : Clôture des conversations par le musicien Abaji.

•    19h45 - 23h : Répétition pour une Assemblée impossible.
Salle des fêtes du Goethe-Institut.
Proposée par l’artiste Jenny Marketou, cette performance s’inscrit dans sa recherche sur les pratiques d’assemblée . Pour cette version spécialement conçue pour la Nuit de l’esthétique, l’artiste travaillera avec de jeunes étudiants grecs rencontrés précédemment au sein d’un workshop. Les autres intervenants de la Nuit seront aussi invités à visiter et intervenir au sein de cette assemblée éphémère qui, peu à peu, produira une mémoire singulière d’occupation. Une mémoire « paradoxale » en ce qu’elle ne tend pas à diagnostiquer ce qui a été fait, mais à s’inspirer des expériences passées pour rouvrir des futurs, au croisement de la projection théorique et de l’invention artistique ici réunies pour donner corps à une « impossible » assemblée.

•    19h45 - 22h45 : Immersion esthétique, variation nocturne : entre le rêve et le jeu.
Deux propositions participatives - Foyer du Goethe-Institut.
D’un côté, « Inflatable Dreams » de Poka-Yio qui, sous une approche humoristique, entend aborder la relation entre littérature et rêve, poésie et imagination, création et délire.
De l’autre, la proposition de Christoph Ziegler et Loukia Richards « Tarot Moebling » : une improvisation performative et participative se réalisant entièrement avec le public. Les 22 motifs du tarot, mêlés à des extraits de journaux, d’essais politiques et philosophiques, fournissent une grille de lecture fonctionnant par principe d’association aléatoire, comme une autre manière de lire notre présent. Comment l’apparent non-sens ou le sens non intentionnel peuvent devenir de nouveaux outils, sensibles plus que sensés, pour décrypter notre contemporain trouble et flouté ?
Les deux propositions seront traversées par le public, créant une atmosphère « entre » jeu et rêves et les trois artistes seront invités à échanger sur leurs processus respectifs, avec le public, en fin de soirée. (Voir ci-dessous : « Esthétique participative : qui mène le jeu ? », de 23h à minuit, Bibliothèque du Goethe-Institut.)

•    19h45 - 23h30 : Ateliers ouverts d’esthétique. Assemblées hybrides - Salle Gisèle Vivier, Institut français.
Organisé par le collectif de philosophie Gavagai.
Traduction simultanée en grec et en français.

Atelier 1 : « Y a-t-il une fin dans l’art moderne ? »
19h45 - 20h30 : Intervention
20h30 - 21h30 : Discussion avec le public

Atelier 2 : « L’individu comme sujet esthétique » 
22h - 22h45 : Intervention
22h45 - 23h30 : Discussion avec le public
Pour la Nuit de l’esthétique, le collectif a souhaité inventer une forme particulière, une forme hybride entre séances de formation et assemblées dissensuelles. Le dispositif comprendra des exposés courts de la part de jeunes chercheurs qui n’ont pas toujours droit à la parole et qui ici composeront une scène dynamique où la création et le partage des idées nouvelles deviennent un souci collectif réunissant intervenants et « écoutants » et bougeant sans cesse les frontières séparant les premiers des seconds.

•    20h - 23h : « Lectures électriques ».
Premier étage - Bâtiment B de l’Institut français. 
Une proposition de l’artiste Laurie Bellanca en collaboration avec Céline Pévrier. Un dispositif de lecture sous casque avec traitement sonore live, en trois langues et à partir du corpus présent dans l’exposition d’éditeurs.

Les expériences collectives mobiles et interstitielles.

•    Dès 19h45 et pour toute la nuit : « La brèche ».
Dans l’espace urbain.
Proposition d’Alexandros Mistriotis, Katerina Andonaki en collaboration avec Stella Katsou pour trois modalités de trajet « entre » les deux instituts et, de manière métaphorique, « entre » l’institution et son dehors, un dehors qui se tient précisément « entre » des esthétiques politiques distinctes : Exarchia d’un côté et Kolonaki de l’autre.

•    Dès 19h45 et pour toute la nuit : « Temps du rêve, récits de rêve ».
Circulant dans tous les espaces de l’Institut français et du Goethe-Institut.
Proposition de Dimitris Alexakis, Fotini Banou et Irène Bonnaud. Lectures mobiles d’un corpus trilingue de poésie contemporaine, proposé par un « essaim de chuchoteurs » susurrant, tout au long de la nuit, des bribes de poésie à l’oreille des visiteurs. Une phrase donnée à un spectateur solitaire, un court poème adressé à trois spectateurs entraînés par un ou deux acteurs, dans une marche à travers l’institut... Les propositions seront elles-mêmes dans un permanent mouvement.

•    20h - 21h : « Gribouillage. À quelles conditions le jeu peut-il être commun ? ».
80, rue Solonos.
Performance proposée par la metteur en scène Léa Drouet, en collaboration avec le collectif Phictions, et avec la participation d’artistes et d’étudiants grecs rencontrés en amont. Gribouillage propose un dispositif scénique sous forme de jeu avec ses règles et ses espaces d’improvisation. Il s’agit de mêler ensemble une performance conversationnelle et la construction d’une structure collaborative, deux formes qui ne cessent de se transformer, de se composer et de se décomposer afin d’occuper cet espace intermédiaire, celui du jeu et du commun. La performance se déroule elle aussi « entre » les deux instituts : dans l’espace public.

•    21h15 - 23h15 : « Just an occurrence or the terrifying possibility of nothing further happening ».
Dans et entre les librairies du Goethe-Institut et de l’Institut français, inséré entre les différentes « disputes expérimentales ».
Proposition de la chorégraphe grecque Mariela Nestora, avec les performeurs Nikoleta Karmiri et Stavros Yagoulis se déroulant « entre » les deux bibliothèques des deux instituts et créant des relations, rencontres et perturbations avec les duos / trios de discussions qui y sont proposées. (Voir ci-dessous : Les disputes expérimentales.) Une manière de mettre en relation création artistique et intervention théorique, de révéler la part de création propre à la théorie ou la forme de pensée qui se loge dans la pratique artistique. « Entre » se tient la bibliothèque non comme un lieu sanctuaire du savoir mais comme un espace qui continue d’en générer à l’articulation du présent et du passé, du document et de son activation.
21h15 - 21h45 : Goethe-Institut
21h45 - 22h45 : Quelque part « entre »
22h45 - 23h15 : Institut français

Les disputes expérimentales.

Série de conversations - confrontations entre théoriciens et artistes, entre invités grecs, français, allemands, entre proposition performative et exposé philosophique.
Ces conversations prendront souvent la forme d’un « 2 + 1 » : 2 disputeurs et 1 conversant qui est invité non à assumer le rôle traditionnel du « modérateur » dont la fonction consiste bien souvent à s’effacer pour « laisser la place », mais bien celui d’acteur, activateur et agitateur de la conversation à laquelle il prendra part pleinement, depuis son propre champ de recherches.
Traductions simultanées en grec, allemand et français.

•    19h45 - 22h : « Les espaces de l’art ».
19h45 : Introduction de la conversation expérimentale - RDV et départ de la bibliothèque de l’Institut français.
Conversation entre Paul Ardenne et le collectif PAT - Académie temporaire des arts (Elpida Karaba, Depsoina Zefkili, Glykeria Stathopoulou, Yiannis Papadopoulos). « Plusieurs matériaux d’archive et au-delà deviennent le point de départ d’une autre historiographie qui s’intéresse au développement récent des institutions de l’art contemporain en Grèce et tout particulièrement à l’articulation des discours institutionnels, anti-institutionnels et para-institutionnels qui sont générés en lien avec les paramètres politiques, sociaux et économiques propres à la Grèce contemporaine. Plusieurs artistes ont été invités à imaginer des tours performatifs à partir de ces matériaux premiers et, pour la Nuit de l’esthétique, l’artiste Yiannis Papadopoulos proposera une reprise visuelle de ces trajets divers. » Partant de l’Institut, les visiteurs de la Nuit seront invités à explorer ISET et à revenir en compagnie de Paul Ardenne. Une manière d’expérimenter en présence les questions posées par les artistes et théoriciens et de pouvoir en débattre en étant sensiblement informés, de retour à l’IFA avec PAT et Paul Ardenne.
21h30 - 22h : Retour d’expérience et conclusion sous la forme d’une conversation.
 
•    19h45 - 21h30 : « Esthétique relationnelle ou / et esthétique conflictuelle ? ».
Bibliothèque du Goethe-Institut.
Conversation expérimentale, entre réflexion théorique et mise en pratique, réunissant la théoricienne allemande Antke Engel et l’acteur grec Nikolas Hanakoulas, en conversation avec le philosophe français Mathieu Potte-Bonneville.

•    20h15 - 21h15 : « Les valeurs de l’art ». 
Bibliothèque de l’Institut français.
Présentation - confrontation de la sociologue française Nathalie Heinich et de la curatrice allemande Nikola Dietrich, en conversation avec le philosophe grec Konstantinos Vassiliou.

•    21h45 - 22h45 : « Esthétiques collaboratives ou nouvelles techniques électives : qui fait « l’expérience » des NTI ? ».
Bibliothèque du Goethe-Institut.
Dispute performative entre l’artiste allemand Philip Steimel (machina eX) et la théoricienne - praticienne grecque Maria Saridaki. En conversation avec Benjamin Sonntag, activiste et développeur de logiciel libre, cofondateur de La Quadrature du Net.

•    22h - 23h : « Temporalités esthétiques ». 
Bibliothèque de l’Institut français.
Faisant suite à la conversation performative autour des « espaces », cette conversation, réunissant la metteur en scène Irène Bonnaud et le philosophe grec Yorgos Arabatzis, s’intéressera aux trajets des pratiques artistiques « entre les temps », entre le contemporain et ses antécédents (période byzantine, Renaissance, romantisme...) et ce que cela implique en termes de traduction, de reprise et variation, de trans-formations... En conversation avec Helena Papadopoulos.

•    23h - minuit : « Esthétique participative : qui mène le jeu ? ».
Bibliothèque du Goethe-Institut.
Dispute entre les artistes et théoriciens Christoph Ziegler, Loukia Richards et Poka-Yio en discussion avec Daphne Dragona. À partir de la double expérience participative proposée toute la nuit dans le foyer du Goethe-Institut, cette conversation - confrontation sera aussi une manière de revenir sur la tendance du « participatif », ses enjeux et limites tels qu’ils peuvent être éprouvés par artistes et spectateurs dans les paysages artistiques contemporains et tout particulièrement dans celui qu’aura dessiné la Nuit où plusieurs propositions vont dans ce sens (Léa Drouet, Mariela Nestora, Jenny Marketou...).

•    23h15 - 00h15 : « Esthétiques de la théorie ».
Bibliothèque de l’Institut français.
Une conversation autour de la dimension sensible et créative de la recherche et de l’invention conceptuelle entre la géographe et artiste Nathalie Blanc et la doctorante en ethétique Alexandra Athanasiadou en conversation avec le théoricien - créateur allemand Christoph Brunner.

 

Les concerts « entre » les genres et les temps.

Dès minuit :

•    Café Paris-Athènes de l’Institut français :
Musique traditionnelle au présent, un dialogue entre la musique crétoise (direction par Constantin Achlioptas) et d’autres influences méditerranéennes, faisant notamment revenir le musicien Abaji.

•    Terrasse du Goethe-Institut :
Musique « expérimentale » ou « expérimentant » la ville d’Athènes à partir de ses sons urbains, de ses mémoires, de ses imaginaires. Dj set en partenariat avec le label Orila : Terra Exotica.


La mémoire de la Nuit de l’esthétique.
Une équipe de scribes prendra des notes dans chacun des modules et celles-ci seront rassemblées et mises en relation grâce à un dispositif digital mis en place par Benjamin Sonntag, en collaboration avec les artistes présents du collectif kom.post. Des tables recouvertes de feuilles blanches et des chaises seront disposées autour des écrans laissant la possibilité aux spectateurs de rebondir sur ce qu’ils voient apparaître sur l’écran, de prendre des notes ou de devenir à leur tour les auteurs d’un nouveau poème collectif encore à venir. L’enjeu de ce support d’écriture connecté est aussi de générer et de conserver une mémoire collaborative de la nuit qui sera ensuite retravaillée et éditorialisée par le collectif kom.post.
 


Lieu :

Institut Français de Grèce | Goethe-Institut Athen

Adresse :

Institut Français de Grèce - 31 rue Sina, 10680 Athènes Goethe-Institut Athen - 14-16 rue Omirou, 10672 Athènes

Horaires :

18:00 - 2:00

Téléchargements

Modifier
Mis à jour le 13 Janvier 2017
Partager Retour
  • Nuit des idées 2016

    Photo: M. Lazaridis
  • Nuit des idées 2016

    Photo: M. Lazaridis
  • Nuit des idées 2016

    Photo: M. Lazaridis
  • Nuit des idées 2016

    Photo: M. Lazaridis
  • Nuit des idées 2016

    Photo: M. Lazaridis
  • Nuit de l\’esthétique

    Réalisé par: Panos Keka | Editorial: Thimios Nikolopoulos | Production: Kinemax
  • Projection introductive de la Nuit de l’Esthétique

    Institut français de Grèce